Dimanche 14 septembre 7 14 /09 /Sep 13:01
Pendant l’Enquête d’Utilité Publique à l'automne 2007, s’est tenue une réunion publique à Fontaine le Comte, le 29 novembre 2007. A cette occasion, RFF a annoncé un certain nombre d’engagements.

L'un d'eux portait sur la hauteur des merlons, c'est-à-dire sur les protections visuelles et phoniques pour les riverains.

RFF a annoncé 6,5 m par rapport aux voies (extrait de l'enregistrement de cette réunion remis par la préfecture le 12 sept 2008,  ci-dessous).



Aujourd'hui, RFF se dédit et ne propose qu'une hauteur de 1,5 mètre et parfois moins lorsque la ligne est en fort remblai (vallée du Cossy).

Leur seul objectif, à peine voilé, étant d'utiliser ces merlons non pas comme protections pour les riverains mais juste comme dépôts pour les excédents de terre.

Et ainsi, les voyageurs pourront bien admirer nos paysages....

En revanche, si nos paysages ne sont pas à la hauteur de l'image que l'Etat veut donner de notre patrimoine, RFF propose des plantations en bordure de nos maisons :  de cette manière elles seront masquées !!!!


Heureux les voyageurs qui emprunteront la LGV SEA ...


Dans ces conditions, on peut se demander  : quel crédit peut-on accorder aux engagements de RFF ???
                                                           
                                                                 Réponse : aucun .... !


C'est donc vers les collectivités territoriales qui sont actuellement très largement sollicitées pour le financement de la ligne, qu'il faut se tourner.

En effet, il serait incompréhensible que les collectivités (conseil régional de PC, conseil général de la Vienne, communauté d'agglomérations de Poitiers) participent par leur contribution financière à la réalisation de cette ligne, sans obtenir les garanties de réelles contre-parties pour les communes traversées et pour les riverains directement impactés !

Les protections visuelles et sonores à hauteur des caténaires sont une des contre-parties indispensables.

Par Valérie Dolimier - Publié dans : cdte
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Lundi 18 août 1 18 /08 /Août 22:55

Voici 3 cartes postales, témoignages des performances de Réseau Ferré de France !

( Vous pouvez les consulter sur l'album photo à gauche, en dessous du calendrier. )

Par C.D.T.E.
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Dimanche 29 juin 7 29 /06 /Juin 20:27

Dans le dossier soumis à enquête publique, la vitesse des futurs TGV est annoncée pour 320 km/h. La DUP sera prononcée pour cette vitesse. La situation est donc identique à celle de la LGV EST . Or, dans une vidéo réalisée par Réseau Ferré de France (un extrait ci-dessous), un intervenant nous dit que les "ouvrages d'art seront chargés d'accueillir des trains à 350 km/h".

Puis dans un échange de courriels que j'ai eu avec un personnel de RFF de la LGV EST, celui-ci me répond en novembre 2006 ce qui suit :
"Pour votre information le tracé de la ligne est réalisée pour 350 km/h. Pour le moment, la ligne est règlée (ex. virages relevés) pour 320 km/h, ce qui correspond au materiel roulant actuel. Dans le futur (10/15 ans), le materiel roulera à 350 km/h, la ligne pourra alors être réglée pour 350 km/h."

Dans 10 à 15 ans, c'est-à-dire au moment de la mise en service de la LGV SEA. On peut donc penser légitimement que sur certains tronçons de la LGV EST et de la LGV SEA la vitesse sera égale à 350 km/h.

350 km/h pourquoi pas ? 

Quitte à créer une ligne autant qu'elle apporte un gain de temps le plus important possible !

Mais qu'en sera t-il de la légalité de la DUP ?
Et, qu'en sera t-il des nuisances supplémentaires
générées par cette augmentation de vitesse pour les villes et villages traversés car
les protections phoniques sont en adéquation avec une vitesse de 300 km/h et non de 350 (parce qu'il n'existe pas encore de modèle informatique pour cette vitesse).

Les cabinets d'études en acoustique nous disent : passer de 300 à 320 km/h c'est une augmentation de 0,5 dB (en Laéq), induite par le frottement roues/rails.
Et comme la modélisation inclut une marge d'erreur de 1dB (donc rajoute 1dB aux prévisions), cela absorbe les 0,5 dB liés au passage de 300 à 320 km/h. 
Au-delà de 320 il y a une nouvelle augmentation du niveau de bruit  par le roulement (non connu à ce jour) et en plus et de manière très significative un bruit aérodynamique généré par la carrosserie du train et les pantographes.
 
 
Pour ces bruits il est donc nécessaire qu'il y est des protections assez hautes, bien plus hautes que ne le prévoit aujourd'hui RFF : 1,2 à 1,5 m (en dessous des fenêtres) voire 2 m de manière à laisser la visibilité de nos paysages aux passagers ...... !


Pour mémoire :

Passer de 320 à 350 km/h  de Paris à Bordeaux c'est un gain de temps de  6'

La traversée de Fontaine (5,5 km) c'est environ 1 minute !

Il est prévu 1 train toutes les 6'


Les voyageurs auront donc 1 minute pour admirer les paysages de Fontaine et les riverains, le reste de leur vie gâchée si la ligne n'est pas correctement intégrée !

Par Valérie Dolimier - C.D.T.E.
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Lundi 28 avril 1 28 /04 /Avr 21:45

Comme on pouvait s'y attendre la commission a rendu un Avis FAVORABLE au projet.
Avec un rapport de pus de 1000 pages et une synthèse de 21 pages, les membres de la commission d'enquête  ont suivi, dans la plupart des cas, les arguments de RFF.

Ainsi, 1 seule réserve est émise et 10 recommandations. On sait par ailleurs, que le maître d'ouvrage n'est pas tenu de suivre cette réserve et encore moins les recommandations.

Extrait de la synthèse :

Avis favorable sous réserve de :

limiter l'emprise des têtes de tranchées ouvertes par des redressements de parois, dans 4 des 5 lieux où ont été demandées des tranchées couvertes ou tunnel et ce, afin que ces redressements de parois, associés à tout autre dispositifs, participent à la réduction des nuisances, dont les effets de coupure et de déstructuration du territoire. par le tracé de la LGV.

 
Les lieux, où ces demandes ont été faites et où des redressements de parois sont exigés par la Commission d’enquête se situent dans les communes suivantes :

- Veigné : au niveau de l’A 85 et du projet de ZAC des « Gués » sur 900 m,

- Marigny Brizay : traversée du coteau de « l’Ane Vert »    sur 1.3 km,

- Jaunay Clan : au droit de « La Diette », sur 1,2 km,

- Migné-Auxances : au niveau de la rue des Cosses. sur 600 m


En outre la commission recommande

 

- une étude complémentaire sur la traversée du domaine de Longue Plaine. incluant tous les l'acteurs pesant sur le tracé. menée dès le début de afin de diminuer l'impact environnemental sur le vallon de Montison et l'impact sur la perspective paysagère de l’allée historique menant au château à partir de la VC 2,

 

- le rapprochement du tracé de la LGV au plus près de l'infrastructure autoroutière voisine à Thorigny et Sorigny.

 

- une étude complémentaire intéressant la faisabilité d’un projet au plus près de celui dit « profil en long périphérique optimisé » menée au droit de Chambray,

 

- une étude complémentaire sur le passage en déblai de la voie et la construction d’un pont-­route au niveau de la RD 749 sur la commune de Saint Gervais lesTrois CIochers,

 

- le rétablissement du VC 5 à Jaunay-Clan et du VC 10 au « Cossy » à Fontaine le comte, à leur emplacement actuel,

 

- d'affiner en phase A.P.D. les études acoustiques et d'accorder un traitement particulier aux instituts de « Larnay » à Biard et de « la Rivardière » à Migné auxances,

 

- dans la commune de Chasseneuil du Poitou, au droit du village de Preuilly à la fin du déblai, avant l'ouvrage d'art traversant la rivière l’Auxance, au niveau du coteau de Chaussac, de procéder à la réalisation de modelages acoustiques et à l'installation de dispositifs de protections anti-bruit intégrés dans l’architecture des deux viaducs de franchissement de l'Auxance,

 

- de porter une attention particulière aux nuisances sonores dans les vallées par la mise en place de dispositifs  de protections anti-bruit à hauteur de ceinture des rames. sur les ouvrages d’art et aux sorties et entrées des remblais à chaque extrémité de ces mêmes ouvrages d'art par une continuité paysagère entre l’ouvrage et le déblai.

 

- le respect par le maître d'ouvrage des engagements pris lors des différentes réunions publiques,

 

-  enfin de tenir compte des avis de la commission d'enquête énoncés dans les études par thèmes généraux, spécifiques et cas particuliers.

 

Par C.D.T.E. - Publié dans : cdte
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Dimanche 10 février 7 10 /02 /Fév 21:34

Selon la Directive européenne 2002 décret d’application 2006, il y avait obligation  pour les responsables d’infrastructures à établir une carte de bruit avant fin juin 2007. Sont concernés par cette mesure les grands axes routiers dont le trafic dépasse six millions de passages de véhicule par an donc l’A10.

En fonction des résultats, le maître d’ouvrage doit ou non réaliser des protections phoniques types murs ou isolation de façades.

 

Mais il faut savoir que pour les infrastructures anciennes, on parle de PNB (Point Noir de Bruit) ce qui correspond à un seuil de 70 dB le jour  et 65 dB la nuit  (et non de 60 dB le jour et 55 dB la nuit, comme pour la future LGV par exemple)

 

En revanche, s’il y a une modification notable de l’infrastructure (passage à 2x3 voies par exemple) et que celle-ci entraîne une augmentation de + 2 dB, le maître d’ouvrage devra procéder à l’installation de protections.

 

A Fontaine, cela s’est concrétisé par un relevé acoustique l’été dernier chez un riverain, les 23 et 24 juillet 2007, à la charge de ASF (Autoroutes du Sud de la France).

 
Voici quels sont les résultats :

  • Pour la période 6h – 22 h : 57,5 dB (< 70 dB) avec des conditions météo défavorables de la propagation du bruit.
  • Pour la période 22 h – 6 h : 50,5 dB (<65 dB) avec des conditions neutres vis-à-vis de la propagation acoustique .

Sur la période 6 h – 22 h, il a été recensé 1682 véhicules dont 12% de PL et sur la période 22 h - 6 h : 369 dont 22% de PL.

 
Même avec d'autres conditions météo sur une période avec un trafic plus élevé, le niveau de seuil n'aurait sans doute pas été atteint.
Car, en 2004, RFF a effectué des relevés semblables à la Catinerie, les 1er et 2 décembre et les résultats étaient :  60 dB et 53,6 dB.

Conclusion : pas de PNB donc pas de protections.

Par C.D.T.E. - Publié dans : cdte
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